Merci à la FLY Prod pour les 6 mois de tournage et les 2 mois de montage. ENJOY ! (Je suis en 2ème partie...)
Nouvelle (dernière?) vidéo ICI.

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# Online seit Sonntag, 06. Dezember, 2009 um 15:52

Ô, tout errant que tu sois, chagriné par le vent, fantôme, reviens moi – Thomas Wolfe -

Décollage le 07/12/09 à 19h00 pour l'Extrême Orient. Je reviens fin janvier. D'ici là, portez-vous bien et n'hésitez pas à me donner des nouvelles. Je compte passer dans quelques Cybers pour en donner également.
Lili, you know there's still a place for people like us
The same blood runs in every hand
You see it's not the wings that makes the angel
Just have to move the bats out of your head

Aaron
Aucun son? Quand le bruit était partout! Et j'entendis
Le carillon croître à mon oreille. Ces noms à mon oreille tendue
Ceux d'aventuriers perdus,
Mes pairs - celui-ci était si fort, celui-là si hardi,
Et l'autre si chanceux, et tous, vieux amis enfuis
Perdus, perdus! Un instant sonna le glas de malheur et
des ans déchus.

Tous, debout là,alignés le long des collines réunis,
Pour me voir avant le grand départ, cadre vivant et plein d'espoir
D'un ultime tableau! Sur une feuille en flammes dans le soir
Je les vis, tous je les reconnus. Et c'est alors qu'en un geste infini
Intrépide je portai à mes lèvres mon cor béni
Et sonnai. « Le Chevalier Roland s'en vint à la Tour Noire »
Robert Browning





# Online seit Sonntag, 06. Dezember, 2009 um 08:07

Geändert am Sonntag, 06. Dezember, 2009 um 08:33

Le mieux est l'ennemi du bien - Voltaire -

 Le mieux est l'ennemi du bien - Voltaire -
Plus que quelques heures avant le terme de ma courte carrière au sein du renseignement. J'ai pourtant la sensation de m'émanciper d'une décennie de travail, sûrement dû au contact quotidien des moeurs les plus viles de l'être humain. Mais ce sentiment sera, je l'espère, balayé par l'euphorie de pouvoir enfin sortir de l'ombre afin de privilégier ma curiosité au sein de vives clartés.
Après 20 ans d'errance, il est temps d'aller à la rencontre de la vérité, et une fois qu'elle sera à portée de main, de pouvoir déguster sa saveur afin de me rincer l'âme. Et puis je peux désormais percevoir, lorsque je ferme les yeux sur ce monde et les ouvre sur mon coeur, que tout ne va pas si mal. Qu'une force est en train d'user mes afflictions et de défaire toute envie d'isolement.

There will be water if God wills it.


# Online seit Samstag, 21. November, 2009 um 05:42

Geändert am Samstag, 21. November, 2009 um 09:05

Heureux qui jouit agréablement du monde. Plus heureux qui s'en moque et qui le fuit - Voltaire -

C'est un soir pluvieux, l'automne sera apparue tardivement cette année. Le monde a changé.
La rue est traversée par un flux de travailleurs avides de retrouver leur confort, d'étudiants en quête de refuge dans les différents commerces pour ne pas se mouiller, tel le sang parcourant mécaniquement les veines afin d'alimenter ce qui le maintient en vie. Je marche parmi eux, tête nue, laissant l'eau s'infiltrer en chaque pore de ma peau. Il fait bon malgré tout. Je m'attarde devant la façade d'une librairie, pensant que bien ayant avaler des centaines de livres, il m'en reste un bon millier à m'injecter. Mon attention est alors attirée par un doux chant, au bout de la rue. Je m'y rend, euphorique de me rendre à la source d'un son réveillant mes sens. Une chorale. De jeunes artistes s'emparant de la rue et du temps, infiltrant un chant complexe en chacun des passants. Peu s'arrêtent afin de les contempler, trop obnubilés par le bon fonctionnement de leur routine. Ils chantent l'espoir, chassant toute mélancolie du coeur de leurs spectateurs. Je scrute chacun des visages responsables de cet enchantement, rien ne peut être plus beau. Ils forment une fenêtre sur un autre monde, un monde éclatant de partage et vide de désespoir, tel la contemplation d'une rose dans un terrain vague, ou encore la certitude qu'un être vous aime peut-être assez pour combler votre solitude.
Je crois que ce chant n'a jamais pris fin, son écho est toujours là, en tout lieu. Il suffit d'être attentif, d'aider la vérité à triompher du facultatif. L'espoir. L'espoir.


# Online seit Sonntag, 27. September, 2009 um 15:38

Geändert am Samstag, 21. November, 2009 um 05:44

Ce qu'il y a de plus singulier dans la vie de l'homme, ce n'est pas sa soumission mais son opposition aux instincts. Il aspire à une vie surnaturelle - Henry David Thoreau -

Ce qu’il y a de plus singulier dans la vie de l’homme, ce n’est pas sa soumission mais son opposition aux instincts. Il aspire à une vie surnaturelle  - Henry David Thoreau -
L'humain, dans l'infinitésimal qu'est son monde, s'acharne dans un périple à toujours faire « mieux », condamnant le naturel au profit du progrès. Vulgaire course à la consommation, tatouant en notre âme un fidèle code-barre, ayant pour rôle de nous cataloguer soit en complice, soit en victime de ce Marche ou Crève. Il est contre nature et se moque du temps comme de la fragilité de la vie. A t-il conscience de perdre un temps précieux à se créer un confort aussi factice qu'un vêtement à la mode?
Il m'est inconcevable de travailler 40 ans pour gagner une pseudo-liberté nommée retraite. Ce n'est pas à 60 ans que je serais dans les meilleures conditions pour explorer le monde et me mettre en quête de ses merveilles. Nous sommes nés pour être cueilli par la nature et non pour la cueillir, n'être dépendant que de notre volonté et non d'une de nos propres inventions aujourd'hui synonyme de fausse sécurité et de bien-être utopique, l'argent.
Quand j'annonce à qui veux bien l'entendre le voeu de mettre un terme à mon travail difficilement acquis comme seule cause une avidité de liberté, c'est l'incompréhension. Or pour moi, il est incompréhensible de voir les hommes vivrent comme des immortels alors que leurs jours soient comptés, et qu'on ne sait lorsque le dernier arrivera. Il faut être aussi vide qu'insensé pour privilégier les fondements matériels à ceux de l'esprit.


# Online seit Donnerstag, 03. September, 2009 um 07:32

Geändert am Dienstag, 27. Oktober, 2009 um 18:35

Avoir perdu le monde pour se trouver soi-même - Henry David Thoreau -

Avoir perdu le monde pour se trouver soi-même  - Henry David Thoreau -
- Regarde comme les étoiles brillent ce soir, tel l'espoir d'une force inconnue bien au-delà de l'obscurité. Étrangement, c'est lorsque je constate que je ne suis Rien que ma volonté de vivre est la plus forte.

- Sers moi contre toi, la brise glace ce qui me reste de chaleur. Murmure moi encore tes pensées, amène-moi dans cet endroit où l'on distingue tes fantômes lorsque j'évoque l'amour. L'humain est bon tu sais, il grandit mal c'est Tout.

- L'amour? Je n'ai pas besoin de m'entendre dire je t'aime pour sourire à l'avenir. C'est un sentiment illusoire créé par l'homme dans le seul but de ne pas se sentir seul, tout comme la religion.

- Alors à ton avis pourquoi suis-je là, dans tes bras, à te dévorer des yeux avec le désir de t'offrir ma vie contre un seul contact de tes lèvres? Chaque jour je te vois périr un peu plus. Pourtant je ne cesse de te consacrer l'ensemble de mon temps et de mon être. Ce n'est pas pour vaincre ma solitude, mais pour briser la tienne.

- Et je te remercie chaque jour de ton attention, bien qu'elle soit vaine. Aucune lueur n'éloigne les spectres, elle ne fait que les dissimuler.

- Alors je prendrai soin d'eux jusqu'à ce qu'ils soient en paix. Ne vis plus sur les restes d'une vie dérobée mais sur les doux rivages de notre amour. Relève la tête, n'ai pas honte de cette larme.

- Mais si je ne suis pas moi, qui le sera?.

# Online seit Mittwoch, 05. August, 2009 um 03:20

Geändert am Dienstag, 22. September, 2009 um 14:44